Le
temps fait naître le souffle. Le souffle du dieu du temps est de ne l’associer à rien du soi. Les souffles de ceux qui se prêtent à
la vérité sont trois : gémissement du pénitent, cri de
l’épris, et hurlement du qualifié. Ainsi, le gémissement du
pénitent fait fuir le démon, lave le péché, et ouvre le cœur ;
or, le cri de l’épris efface l’attachement au monde, enlève
l’équipement et fait oublier les gens ; enfin, le hurlement du
qualifié s’accroche à l’âme, rend le cœur assoiffé, et brûle
les voiles.
A.Ansary/Cent
Arènes/92ème
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