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vendredi 21 novembre 2014

Ébahissement

L’attachement fait naître l’ébahissement. Quand l’attachement triomphe, l’ébahissement, c’est se délier et se séparer du soi. L’ébahissement, c’est cet état où la patience ne rayonne pas dans le corps, le cœur ne s’occupe pas de la raison, et le regard ne trouve pas le discernement. C'est un corps sans patience et impuissant d’avoir le cœur au repos ; l’aspect imposant entre dans le corps et dans le cœur, et cause séparation , et le roi de l’endurance s'affaiblit. À ce moment le cœur ne s’occupe pas de la raison puisqu’il y a appel de l’âme, l’âme lui donne de l’extase, et la soif vient en force. À ce moment le regard ne trouve pas le discernement puisqu’il est absorbé dans l’observation, et l’appel de la grâce vient à lui ,ainsi le savoir se dévoile pour lui.
A.Ansary/Cent Arènes/96ème

mardi 4 novembre 2014

Attachement

De la joie vient l'attachement. L'attachement , c'est vivre paisiblement, et avec quiétude auprès de l'ami.Trois personnes l'ont: l'adepte sincère qui entend la promesse, le connaisseur qui trouve la trace, l'affectionné qui regard le désiré. Ainsi l'adepte sincère qui entend la promesse, en lui, apparaissent trois signes: saveur de l'obligeance, charité envers tous les animaux, et pureté de l'invitation.Or, le connaisseur qui trouve la trace, en lui , apparaissent trois signes , habitude de l'invocation, saveur de la pensée et satiété de la vie. Puis, l'affectionné qui regarde le désiré, en lui , apparaissent trois signes: liberté, joie et impatience.
A.Ansary/Cent Arènes/95ème

vendredi 24 octobre 2014

La joie

La révélation engendre la joie. En résumé, il y a trois sortes de joie. L’une est la joie interdite, l’autre la joie déconseillée, enfin la joie indispensable. Celle interdite est d’être joyeux dans le pêché, celle déconseillée est de trouver la joie avec ce monde ; et celle indispensable est la joie dans le droit divin. La joie interdite tue le cœur, coupe le fondement et transforme l’ami en ennemi. La joie déconseillée décroit la considération, accroît le désordre, et la vie devient indemnité. La joie indispensable est en trois : la joie du réconcilié qui a enlevé les liens, ouvert la porte et fructifié. Ensuite, il y a la joie de bonne grâce qui libère de la réprimande , délie du paradis et se contente de la vérité ; la troisième est l’amitié qui donne l’affection sans personne, la puissance sans trésor, et la gloire sans armées.
A.Ansary/ Cent Arènes/94ème

lundi 6 octobre 2014

Révélation

Le souffle engendre la révélation.La révélation est la rencontre du cœur avec le droit divin. Les signes de la révélation sont trois, le cœur absorbé par l’évocation, la tête comblée par la vision, et la conscience informée par la vérité. Le signe d’un cœur absorbé par l’évocation est en trois:les dires de la vérité, la peur des gens, et l’inspiration de l’invocation. Le signe d’une tête comblée par la vision est en trois : maîtrise des tempéraments, facilité de la franchise, et vision d’une plus grande joie ; le signe d’une conscience informée par la vérité est en trois : l’homme trouve l’assurance, le calme, ainsi que la dignité des anges et l’arrêt des girouettes.
A.Ansary/Cent Arènes/93ème

dimanche 14 septembre 2014

Le souffle

Le temps fait naître le souffle. Le souffle du dieu du temps est de ne l’associer à rien du soi. Les souffles de ceux qui se prêtent à la vérité sont trois : gémissement du pénitent,  cri de l’épris, et  hurlement du qualifié. Ainsi, le gémissement du pénitent fait fuir le démon, lave le péché, et ouvre le cœur ; or, le cri de l’épris efface l’attachement au monde, enlève l’équipement et fait oublier les gens ; enfin, le hurlement du qualifié s’accroche à l’âme, rend le cœur assoiffé, et brûle les voiles.
A.Ansary/Cent Arènes/92ème

dimanche 31 août 2014

Le temps

De l'instant vient le temps.Le temps est ce qui ne contient que le droit divin . Les hommes du temps sont trois: pour l'un, le temps est rapide comme l'éclair; pour l'autre , le temps est permanent et ce qui est permanent occupe et préoccupe; et, le prédominant qui est assassin et mortel. Ce qui est comme l'éclair  vient de la réflexion ; ce qui est permanent vient du plaisir ; et, ce qui est prédominant vient du regard qui entend. Ce qui est comme l’éclair fait oublier le monde pour évoquer la lumière de la vie future. Ce qui est permanent se préoccupe de la vie future jusqu'à spécifier le droit divin; et, ce qui est prédominant  efface la condition humaine jusqu'à ce qu'il n'existe plus que la magnificence du droit divin.
A.Ansary/Cent Arènes/91ème

dimanche 24 août 2014

L'instant

L'extase engendre l'instant . L'instant qualifié est quand le qualifié découvre un désir dissimulé.Ils sont trois hommes: l' effrayé ,celui qui cherche son désir , voit l'astuce et meurt pour être à proximité;puis,l' affectionné ,celui qui cherche l'amitié, voit le signe et rompt pour être à proximité; ensuite,  dieu de l'attachement,celui qui regarde le temps, voit et se noie dans la lumière pour être à proximité.Le premier tombe dans l'obligeance et l'ascèse, le deuxième tombe dans le désespoir et la modestie et le troisième reste séparé du soi et délivré.
A.Ansary/Cent Arènes/90ème

dimanche 17 août 2014

L'extase

L'informé engendre l'extase. L'extase est le feu allumé entre le pas d'option et le  besoin ardent.  Il est en trois sortes: l'extase du soi, l'extase du cœur , et l'extase de l'âme. Celle du soi  force la raison , déroute la patience , et met en évidence ce qui est latent ; cette extase est spirituelle. Ainsi l'extase du cœur force la capacité jusqu'à mettre en mouvement et faire chanter et déchirer ses habits; cette extase est spirituelle. Or, l'extase de l'âme, sa jouissance raconte le droit divin, son soi noyé dans la vérité, et son âme chante la rupture ; celui dans cette extase est l'intention signifiée, regardée par le droit divin.
A.Ansary/Cent Arènes/89ème

lundi 4 août 2014

Informé

L'entendre engendre l'informé. L'information pour celui qui entend est d'être informé de ce que lui revient de droit . Ces hommes , sont trois : celui qui entend le livre sacré est informé de trois choses: la peur qui empêche l'erreur, l'espoir investi dans l'obligeance , et  le calme accordé à l'ordonnance . Ainsi celui qui entend la science avec le cœur généreux obtient trois choses : agrément en s'appliquant , bon sens de la conduite , et richesse du cœur. Or, celui qui entend l'insinuation avec le cœur clairvoyant récolte trois choses :le secours de la connaissance , l'éclair de sa grandeur ,et la brise de la proximité.
A.Ansary/Cent Arènes/88ème

lundi 28 juillet 2014

L'entendre

L'entendre est né de l'allégresse. L'entendre c'est faire sortir du sommeil, ébranler le calme et arroser l'inerte, jusqu'à savoir qui dort, qui est calme et ce qu'est  l'inertie. L'entendre fait vivre et trois sortes d'hommes sont aptes à l'entendre: le premier, son plaisir de l'entendre est chargé de sens et ce qui en résulte; ..........; le troisième , son plaisir est le mot d'esprit entre le son , la signification et l'insinuation. Le précédent, celui qui l'accueille avec trois choses:l'oreille de la pensée , l'appareil du discernement et le mouvement du tempérament , l'entendre le prive de trois jouissances: la tranquillité, le chagrin et la profession. Ainsi  le deuxième homme l'accueille avec trois choses:l'ouïe , la subtilité du regard et le bénéfice du besoin, ce qui lui apporte deux présents; libéré de la douleur et fine distinction métaphysique. Or le troisième homme l'accueille avec trois choses: le soi mort, le cœur assoiffé et le souffle brûlé jusqu'à voir venir la brise d'affection , le souvenir de temps mémorial et la joie éternelle.
A.Ansary/Cent Arènes/87ème

jeudi 17 juillet 2014

Allégresse

Après l'étendue vient l'allégresse.L'allégresse c'est entendre la proximité et désirer la rencontre. Trois sortes d'hommes cherchent la rencontre: l'homme qui suit l'élu et fait la prière;  trois choses lui appartiennent : rencontre au moment propice, se voir indigne et comprendre l'élu. L'homme quêteur dans l'insouciance , chercheur par habitude et adhérent dans l'essence . Le troisième est l'homme qui a brûlé l'étendue du soi , allumé son cœur et lié sa vie à l'idéal.
A.Ansary/ Cent Arènes/86ème

lundi 7 juillet 2014

L'étendue

La richesse fait naître l'étendue. Faite par le maître spirituel , l'étendue est l'aisance du cœur , du temps et du courage. Celle-ci est en trois sortes:l'étendue de la prière , l'étendue de l'obligeance et l'étendue de la quête.L'étendue de la prière a trois signes :invocation avec respect, imploration avec peur et sollicitation avec réflexion. L’étendue de l'obligeance a trois signes: le travail abondant parait simple, l'antienne abondante dissimulée aux gens et le cœur se hâtant pour le temps de l'antienne. L'étendue de la quête a trois signes: bien davantage avec peu de signes, beaucoup de douce saveur avec peu d'obligeance, beaucoup de rencontres avec peu de recherche.
A.Ansary/Cent Arènes/85ème

vendredi 20 juin 2014

Richesse

Après le mystère vient la richesse. La richesse ,c'est être capable. L'ensemble est en trois: abondance de fortune , abondance de disposition, abondance de cœur. L'abondance de fortune est en trois sortes: ce qui est légitime est chagrin , ce qui est interdit est malédiction et ce  qui est plus est punition .Un tempérament fort vient d'un soi éveillé , un soi puissant est en trois choses : satisfaction , bonheur et générosité. La richesse du cœur, celle d'un cœur éveillé , est en trois choses , le courage est plus que tout l'univers  , le désir est plus  que le paradis , la quiétude est plus que le septième ciel.
A.Ansary/Cent Arènes/84ème

jeudi 29 mai 2014

Le mystère

La solitude donne naissance au mystère, le mystère est l'abrégé de l'univers que l'homme partage avec le divin ; jamais la langue ne pourrait l'exprimer et l'homme lui-même ne pourrait le raconter. Il est en trois, celui caché aux hommes ; l'autre caché aux anges ;  le troisième caché au soi. Ce que la vie retirée pourrait apporter est caché aux hommes ; la découverte de la vérité est cachée aux anges ;  être envahi par l'intention d'atteindre le divin est caché au soi. Les conditions pour servir une vie solitaire sont  trois ; savoir  servir, ne pas altérer le droit d'autrui, ne pas se laisser tourmenter par les gens ; pour celui qui ne se comporte pas ainsi la solitude est criminelle. Les signes de la contemplation  de la réalité sont  trois : accepter la puissance avec le cœur généreux, voir la bonté divine, sa grandeur et la suprématie de sa clémence. Être envahi par l'intention d'atteindre le divin est le privilège accordé à l’œil du cœur pour le contempler dans trois choses : n'avoir peur que d'une seule chose, n'espérer qu'une seule chose et n'aimer qu'une seule chose et celle-ci est le droit divin et toute chose sans celui-ci est vaine et perdue.
A.Ansary/Cent Arènes/83ème

dimanche 4 mai 2014

La solitude

Après avoir saisi le louable vient la solitude. La solitude c'est être seul à soi. La solitude a trois voies : la solitude des messagers dans l'abstraction de leur intention ; la solitude de ceux qui se fient à l'entretien de la confiance ; la solitude des responsables dans les apparences de la peur et de l'affection. La solitude des messagers est en trois : ne pas cheminer pour soi et renoncer à soi-même et aux deux mondes ; ne pas penser avoir atteint l'essence de l'être ;  ne pas être satisfait du droit que par le droit. La solitude de ceux qui se fient est en trois : réduire les ustensiles, refuser les attachements et fuir les tactiques du soi. La solitude des responsables est en trois : l’ego éphémère, le cœur absent et le soi noyé.
A.Ansary/Cent Arènes/82ème

vendredi 18 avril 2014

Abstention des blâmables

La réconciliation fait naître l'abstention des blâmables. L'abstention des blâmables c'est saisir ce qui est louable.

A.Ansary/Cent Arènes/81ème

dimanche 23 mars 2014

Réconciliation

La soumission donne naissance à la réconciliation. La réconciliation, c'est entrer réellement dans la paix et le rapprochement ; et ceci est en trois degrés : premièrement, être sauvé du dualisme ; autrement, être sauvé de la divergence ; troisièmement, être sauvé de soi. Il y a trois sortes de dualisme. Le grand est bien connu, le moyen est la rupture, et le plus petit est l'hypocrisie. Celui sauvé de ces trois dualismes est libéré de trois immenses tâches. La divergence est en trois : l'hérésie dans la croyance, l'insatisfaction du commandement et la rupture de l'engagement. Être libéré de soi-même est en trois : être libéré de son auto satisfaction, être libéré de sa pusillanimité, être libéré de sa carapace.
A.Ansary/Cent Arènes/80ème

samedi 8 mars 2014

Soumission

Après l'autorité vient la soumission. La soumission est s'en remettre au bon droit. Tout ce qui est entre la créature et le guide suprême comme croyance, servitude, échange et vérité est basé sur la soumission. Ceci est en trois parties : la première, l'unité divine ; l'autre, la distribution ; la troisième, la  prosternation. La soumission à l'unité divine est en trois : connaître Dieu sans le voir, accepter sans percevoir et vénérer sans échange. La soumission à la distribution est en trois : faire confiance à son représentant, accueillir favorablement sa décision, omettre l'effort pour sa jouissance personnelle. La soumission dans la prosternation est en trois : voir les efforts de soi insuffisants pour son guidage, voir les contentions de soi insuffisantes pour son secours et voir la trace de soi inférieure à son savoir.
A.Ansary/ Cent Arènes/79ème

lundi 24 février 2014

L'autorité

Après la vérité vient l'autorité. Les dirigeants sont de cette couche sociale renforcée par les adhérents. Les dirigeants sont distingués par trois signes : la santé du cœur, la générosité de l'âme et l'admonition du peuple. La santé du cœur est d'être délivré de trois choses : se plaindre de Dieu, faire la guerre avec les gens et être content de soi. La générosité de l'âme a trois signes : renoncer à ce que tu désires, ouvrir le cœur à ce que les gens subissent et ne plus rien attendre de ce monde. L'admonition du peuple a trois signes : soutenir les bienfaiteurs, pardonner les malfaisants, vouloir le bien pour tout le monde. Être noble de cœur , généreux et inoffensif sont les principes de cette conduite.
A.Ansary /Cent Arènes/78ème

dimanche 9 février 2014

La vérité

Du prodige naît la vérité. Malgré les lois religieuses qui s'avèrent, du bon droit et tout bon droit est réel;les principes de la vérité sont trois. Une de ces trois vérités est que seul Dieu tout puissant et Lui seul uniquement, le sait et en est informé. Savoir divin permanent dans toute occupation ; et la connaissance de la nature de toute chose Lui revient ; Ses mystères sont dans Ses ordonnances, alors que l’interprétation de Ses mystères revient à Ses créatures. L'autre vérité est ce qu'Il a enseigné à Élie « qu'il soit béni » et a caché à Moïse « élu béni et salutaire » ;  trois choses provoquent son déclin : briser le navire, assassiner l'esclave et dresser le mur; Elie le sait.La troisième vérité est celle que les savants voient, les mystiques savent, les clairvoyants connaissent et celle-ci a mille parties et mille  degrés, en trois ordres : premièrement la révélation, puis l'intuition et troisièmement  l'observation. L'observation, c'est voir les choses comme elles sont auprès de Dieu ;   Dieu les achemine comme Il veut, autant qu'Il veut, à ce qu'Il veut.
A.Ansary/Cent Arènes/77ème

vendredi 10 janvier 2014

le prodige

Du respect d'autrui vient l'arène de prodige. Le prodige accompli par le créateur très haut, qu'il soit exalté , comporte des degrés ; il est sans compter et sans limites. Ainsi, il a trois ordonnances, en premier, guider et choisir  est le prodige du plus haut ; l'autre, le prodige de la capacité  est le prodige de l'humain ; le troisième, le prodige de la proximité  est la récompense de la générosité. Le prodige du guide est en trois, le tempérament persistant dans la réconciliation, la tradition suivie dans la conduite et le service rendu, enfin la véracité de la certitude dans le partage. Le prodige de  compétence est en trois signes, le pain quotidien sans fraude ;hostilité et bien-être sans ruse, délicatesse et gentillesse sans flatterie ni soumission. Trois signes désignent le prodige de la proximité : légèreté du travail, ouverture accordée, échanges de vues bénéfiques et enfin  prière exaucée.
A.Ansary/Cent Arènes/76ème