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mercredi 27 avril 2011

La fouine et Le merle

Dès que tombait le crépuscule, perchés sur les branches basses des arbres de la tranchée, les merles commençaient,
solitaires et défiants, un chant interrompu par de courts  silences, un chant passionné,
bruyant, têtu, varié à l’infini, comme pour forcer la venue du printemps ou comme si chacun d’eux
Eût voulu éclipser son voisin et le contraindre au silence.

Louis Pergaud
De Goupil à Margot

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